Le Festival de l’art du madih et du samaâ en octobre à Fès

Le 20e Festival national de l’art du madih et samaâ, qui démarre aujourd’hui et se poursuit jusqu’au 13 octobre, s’associe cette année à deux autres événements de taille, afin de fêter en grande pompe l’ouverture de la saison culturelle et spirituelle. «Fès, capitale spirituelle» est l’intitulé de cette édition qui s’inscrit dans la continuité de tout ce qui a été accompli dans le domaine de l’art patrimonial ancestral.

«Le Festival national de l’art du madih et samaâ est l’un des temps forts des manifestations de la ville de Fès, avec le cumul de 20 années de travail et d’abnégation dans le créneau de l’art patrimonial ancestral, le madih et samaâ, que les organisateurs font vivre de génération en génération. Ainsi, pour donner plus d’aura et de force à cet événement, le festival a choisi de se joindre à d’autres manifestations tout aussi importantes, tels le Moussem de Moulay Driss El Azhar (5 au 12 octobre) et le Festival de Fès de la culture soufie (14 au 21 octobre). Le but est de faire de Fès, en ce mois d’octobre, une ville phare de l’art patrimonial haut de gamme, avec une ambiance d’amour, de tolérance et d’harmonie entre les cultures spirituelles et les pratiques soufies venues des différentes contrées du monde», souligne Saïd Ben Amar Amrani, directeur de la Fondation du patrimoine de la ville de Fès.

Ce festival est considéré comme «un événement culturel majeur de la capitale spirituelle qui vise à encourager et perpétuer la pratique de l’art authentique du madih et samaâ, en tant que composante essentielle de l’identité culturelle marocaine», ajoute-t-il. En effet, à travers ce festival et bien d’autres prestations du genre, les organisateurs estiment contribuer à sauvegarder et perpétuer le patrimoine immatériel marocain, tout en le diffusant dans tout le Royaume.

Pour cette 20e édition, les passionnés et les férus de l’art du madih et samaâ auront le plaisir d’assister à une riche programmation, à travers laquelle ils pourront apprécier plusieurs prestations de dikr dans des zaouïas de l’ancienne médina, mettant en exergue la propagation du soufisme marocain dans toutes les régions du Royaume, ainsi qu’en Afrique au sud du Sahara. Ce qui symbolise les liens spirituels qui unissent le Maroc, du nord jusqu’à son Sahara, à travers ses nombreux mounchidine des différentes villes, notamment ceux qui participeront à cette édition, à savoir Haj Mohamed Bennis, Abdeljalil El Kharchafi et Driss Daoudi de Fès, Hamid Slimani de Taza, Mohamed Bendiab de Meknès et Youssef Mekhchane de Chefchaouen. Cette grand-messe soufie permettra à la ville de Fès de devenir, le temps de ces festivités, un creuset de cette culture ancestrale devenue une empreinte qui lui confère une image propre et un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui sont animés de cette passion.