Fès, capitale culturelle et spirituelle

Appelée «L’Athènes de l’Afrique», «La reine du Maghreb» ou encore «La Bagdad du Maghreb».
Fès fut autrefois le foyer principal des lumières de l’Afrique musulmane. C’était une grande métropole, comparée à Bagdad, à Damas ou au Caire. Elle fut un grand foyer d’expansion de l’Islam, notamment dans le continent africain, si bien que cette cité constitue une sorte de cordon ombilical entre le Maroc et le continent africain et qu’elle est considérée par certains comme la première ville sainte après la Mecque. La profusion des monuments historiques (jusqu’à 14 000 selon le recensement) que renferme la cité de Fès constitue un musée unique, universel et vivant. Ici, se trouve la plus vieille université du monde. Ici sont les médersas, des merveilles d’architecture, dont le rayonnement a atteint les pays européens, africains et d’autres centres du monde. Fès, dit Al-Marrakchi, est «la capitale où s’est accomplie la symbiose de la science de Kairouan et de Cordoue; c’est le Bagdad du Maghreb». Ali Bey El Abrassi lui, considère Fès comme «la ville qu’on peut regarder comme l’Athènes de l’Afrique». Léon l’Africain ne la néglige pas : «C’est dans cette ville (Fès) que se concentre toute la civilisation et tout le lustre de la Berbérie, ou mieux de toute l’Afrique». Même lorsque des rivales heureuses, comme Marrakech, lui enlevaient le privilège d’être la capitale politique, elle n’en demeurait pas moins, grâce à ses célèbres écoles, à ses fameuses mosquées, à ses tombeaux illustres, la capitale intellectuelle et morale de l’Occident musulman. C’est que la bénédiction de son fondateur était sur elle. Levant les mains au ciel, Moulay Driss avait prié: ” Ô mon Dieu, faites que ce lieu soit la demeure de la science et de la culture.