Festival de Fès des musiques sacrées du monde : Marcel Khalifa, Sami Yusuf et les autres

Le Festival de Fès des musiques sacrées du monde, qui se tiendra du 14 au 22 juin sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, est désormais séculaire.

Cette année, cette grande manifestation spirituelle bouclera sa 25ème édition, un quart de siècle comme le précise son président, Abderrafih Zouitene, qui s’exprime sur la particularité de ce festival initié par la Fondation Esprit de Fès. «L’édition 2019 revêt un aura exceptionnel d’autant qu’elle coïncide avec la vingtième année de l’intronisation de Sa Majesté le Roi», indique-t-il. A son tour, la programmation de cette édition, organisée sous la thématique «Fès, à la confluence des cultures», sera, selon ses dires, exceptionnelle afin de célébrer cet événement. «La programmation musicale rassemblera plus de trente pays et plusieurs moments forts», détaille M. Zouitene. Ainsi, le festival s’ouvrira, à Bab El Makina, avec une création «unique» comme il la qualifie. Intitulée «Fès, mémoire du futur», cette création relatera, selon les initiateurs, «l’enfance d’Idriss II peuplée de légendes et d’anecdotes sur son génie précoce qui le mènera à être proclamé imam à l’âge de onze ans». De quoi offrir un apprentissage aux festivaliers qui savoureront la performance de nombreux artistes marocains, portant l’héritage arabe, andalou, amazigh et juif, ainsi que d’autres persans, arméniens, tunisiens, palestiniens ou encore du Sultanat d’Oman.

Sur la même scène, le public assistera, le lendemain, au concert de la star Sami Yusuf, un des plus grands chanteurs soufis. C’est en fait l’une des belles surprises de cette édition qui fait également une offre alléchante pour les festivaliers qui apprécieront, le 16 juin dans le même espace, la voix éminent de l’artiste, Marcel Khalifa.

Le programme du festival comprend, de plus, la performance de Carlos Nunez Maître de la cornemuse Gaïta et l’Ensemble traditionnel d’Oujda Espagne-Maroc qui se produiront le 18 juin au jardin Jnan Sbil. Dans le même espace, le World Youth Orchestra, symbole de paix et de dialogue, se produira le 19 juin au jardin Jnan Sbil avec l’Ensemble andalou de Fès. Le même jour, le complexe Ben Youssef, un autre espace qui s’ajoute cette année aux sites du festival, vibrera aux rythmes des chants et danses rituels cubains des femmes de la Santeria appelées «Obini Bata». L’art du Muwashah n’est pas en reste. Lors de cette édition, il viendra directement d’Alep à Fès le temps d’une fusion, le 21 juin à Bab El Makina, entre l’orchestre arabo-andalou de Fès dirigé par Mohamed Briouel et Omar Samrini avec l’orchestre syrien de Paris. Dans une autre partie de la ville, une performance d’enfants intitulée «Quelle distance entre le soleil et la terre ?» retentira dans le Palais Glaoui, qui s’ajoute à son tour aux sites du festival qui laisse le meilleur pour la fin. Et c’est la grande nuit du Flamenco avec José Merce et Tomatito qui égaiera la clôture de cette manifestation dont le forum de Fès fait également partie intégrante.