Fès-Tourisme : Coup d’accélérateur pour préparer la haute saison

Les professionnels du tourisme de la ville de Fès lancent une véritable offensive sur les marchés français et espagnol. C’est ce qu’annonce Aziz Lebbar, président du Conseil régional du tourisme (CRT), pour qui «la haute saison touristique a bien démarré et tous les ingrédients sont réunis pour réussir le positionnement de la capitale spirituelle sur l’échiquier du voyage de séjour».

En effet, la ville de Fès organise, du 27 au 30 septembre, des rencontres B to B avec les opérateurs de Grenade et Séville (Espagne). «Nous serons épaulés par les responsables de la Chambre de commerce d’industrie et de services (CCIS- Fès- Meknès) et la mairie de Fès», indique Yassir Jawhar, président délégué du CRT. Lors de son séjour en Espagne, la délégation fassie rencontrera des décideurs et investisseurs ibériques.

«Nous présenterons le potentiel de la région devant de hauts responsables d’un fonds d’investissement… qui seraient intéressés par l’hôtellerie de charme», confie Jawhar. Ce déplacement est la première étape d’un large programme promotionnel qui prévoit des semaines culturelles et gastronomiques au sud de l’Espagne, en préparation d’un nouveau produit. Sous l’intitulé «un voyage, deux continents», l’opération vise la mise en œuvre d’un partenariat gagnant-gagnant avec les professionnels espagnols, qui devrait se concrétiser au prochain Fitur à Madrid.

Le CRT de Fès met également le cap sur le marché français. Ainsi, une importante délégation participera, du 1er au 4 octobre, au salon de Paris, IFTM Top Resa. Conduite par Aziz Lebbar, celle-ci veut mettre en avant le renouveau du patrimoine de la médina de Fès, les monuments, le bien-être, et la nature.

«Ce salon est un rendez-vous incontournable pour les travel managers qui pourront ainsi rencontrer leurs partenaires, en découvrir de nouveaux et profiter de conférences ou d’ateliers dédiés au voyage d’affaire. Ce serait l’occasion pour nous de positionner notre destination.

D’autant plus qu’elle dispose d’un riche produit qui comprend «le voyage d’histoire et la culture à Fès», «le thermalisme à Moulay Yacoub et Sidi Harazem», «la nature et le tourisme vert à Ifrane, Imouzzer, Sefrou, Azrou et El Hajeb», «le patrimoine antique de Meknès, Volubilis et Taza», ainsi que d’autres merveilleux sites à vivre et à découvrir, particulièrement à Fès», insiste Lebbar.

Pour lui, «IFTM est un salon multi-cibles qui couvre tous les motifs de déplacements: loisirs, affaires, événementiel, groupe et digital». Au total 35.000 visiteurs qui y sont attendus lors de cette édition, plus de 80% sont des professionnels français (20% internationaux), et c’est là tout l’intérêt de la participation marocaine «surtout pour redresser la barre d’un marché en baisse».

Dans cette optique, le concours du ministère du Tourisme, l’ONMT, la RAM, et les professionnels du secteur seraient d’un grand apport. «Nous espérons que tous les acteurs prennent à cœur le développement de notre destination», souhaite le président du CRT de Fès.

Il souhaiterait que le gouvernement active, enfin, la mise en œuvre de projets touristiques d’envergure, et notamment la zone touristique Oued Fès ainsi que la création d’un palais des congrès. «Un engagement gouvernemental à travers des investissements publics pourrait propulser et encourager l’arrivée des investissements privés», estime Lebbar. Il faut également doper la capacité litière de la région.

«Selon l’Organisation mondiale du tourisme, celle-ci doit passer à 30.000 lits au lieu des 19.400 actuellement», rappelle Saïd Zniber, wali de la région qui promet «facilités et encouragements aux investisseurs marocains et étrangers». L’ambition est d’installer Fès comme «destination de city break».

Exiger des avances, une obligation

«Non, la capitale spirituelle n’est pas impactée par la faillite de Thomas Cook». L’affirmation est celle de Aziz Lebbar, président du Conseil régional du tourisme (CRT) de Fès. Pour cet opérateur, propriétaire d’hôtels également à Marrakech, Agadir, Essaouira et Casablanca, «ce sont les destinations de séjour qui sont les plus touchées par la faillite du TO britannique». Le circuit des villes impériales l’est mais dans une proportion «presque insignifiante». Ceci étant, l’émergence du e-commerce et le changement des habitudes des touristes menacent sérieusement l’activité des TO. «Lesquels pourraient disparaître dans les prochaines années. D’où l’intérêt d’opérer sous garantie et exiger des avances», conclut Lebbar.

 

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